L’HISTOIRE

Jusqu’au 15ème siècle, les Ardilliers est juste un lieu-dit dans lequel il y avait une source réputée pour les vertus bienfaisantes de ses eaux.

En 1454, un paysan du faubourg découvre, alors qu’il bêchait dans son champ, une statuette miraculeuse représentant une Vierge de Pitié. Cette découverte est à l’origine d’un pèlerinage, d’une ampleur d’abord très locale, qui se développa à partir du 16ème siècle pour devenir l’un des principaux pèlerinages mariaux de la France classique, notamment grâce à l’intérêt que portent à Notre-Dame des Ardilliers les reines Catherine de Médicis et Louise de Lorraine.

A la fin du 16ème siècle la guérison d’une jeune femme marque le début d’une série de miracles enregistrés dans la ville. Les autorités ecclésiastiques souhaitent alors faire de Notre-Dame des Ardilliers le fer de lance de la reconquête catholique dans une ville sous domination protestante (depuis 1588).

Tout le quartier se développe aux alentours de la chapelle au 17ème siècle. L’importance du pèlerinage a en effet généré une activité artisanale et commerciale spécifique autour de la fabrication des objets de piété et des chapelets, confectionnés par les patenôtriers : cette activité fut florissante jusqu’au début du 20ème siècle et perdure encore aujourd‘hui.

Au 18ème siècle, la fréquentation du pèlerinage s’affaiblit. Il faut attendre le 19ème siècle pour assister à un renouveau du pèlerinage.

Les sociétés BALME et PICHARD créées au 19ème siècle se sont développées autour de cette activité religieuse pour se diversifier ensuite dans les médailles, bijoux, insignes et divers objets de communication.